Londres, 13 octobre 2019 – Panthers @ Buccaneers : nous y étions :)
Londres, 13 octobre 2019 – Panthers @ Buccaneers : nous y étions :)

Londres, 13 octobre 2019 – Panthers @ Buccaneers : nous y étions :)

Londres, 13 octobre 2019 – Panthers @ Buccaneers

Nous y sommes ! Et quand je dis nous, c’est parce que Nicolas, mon fils aîné, fan des Panthers, ne pouvait pas rater un tel match.  Météo londonienne sans surprise, il a plu tout le weekend. Mais la NFL semble bénie des éléments car une accalmie se profile et le match va se dérouler dans des conditions optimales. Face à face, deux franchises de la NFC South : les Tampa Bay Buccaneers, bien loin de leur Floride ensoleillée, accueillent les Panthers de la Caroline en semaine 6.

Le match a lieu à Londres, comme bien d’autres depuis 2007 et la première rencontre en Angleterre ayant opposé les Giants et les Dolphins. Il se déroule au tout nouveau Tottenham Hotspur Stadium, 62 000 places, situé en pleine ville et construit à l’emplacement de l’ancien stade à White Hart Lane. C’est le plus grand stade d’un club de football à Londres (on ne parle pas de Wembley).

En 2015, la NFL a signé un contrat pour venir jouer dans ce nouveau stade à partir de 2019, pour 10 ans. La pelouse « soccer » est rétractable et laisse place à un revêtement synthétique pour les matchs de NFL, entre autres. Nous découvrons ce stade, magnifique, immense vaisseau, massif et majestueux de l’extérieur, terriblement fonctionnel et attractif à l’intérieur. Les services y sont nombreux, facilement accessibles, les 4 écrans géants sont juste démesurés, l‘acoustique parfaite. Nous sommes  définitivement dans ce qui se fait de mieux aujourd’hui, c’est même un véritable choc visuel lorsque les dernières marches d’escaliers s’effacent pour faire place au gigantisme de l’édifice.

NFL - Panthers @ Buccaneers - Londres, 2019
Tottenham Hotspur Stadium, inauguré en avril 2019 – 62 850 places

Rencontres

La « NFL Nation »

Le match a fait stade plein bien sûr. Il ne s’agit pas du public traditionnel d’une équipe qui joue à domicile devant ses 60 000 fans. Non, c’est un public cosmopolite et supporter de toutes les franchises NFL.  Ainsi, au lieu d’une foule majoritairement aux couleurs des Bucs qui recevaient pour l’occasion, et comme cela arrive quand Tampa évolue au Raymond James Stadium, nous avons une foule bigarrée, des maillots de toutes les franchises et toutes les époques, floqués aux noms de joueurs d’hier et d’aujourd’hui. Et ça, c’est un spectacle très rare.

Je ne vous le survends pas, c’est juste magnifique.

Et même s’il semble que globalement il y ait plus de fans des Panthers que des Bucs, le public est avant tout fan de NFL : c’est la « NFL Nation », si on peut la nommer ainsi, qui s’est déplacée à Londres en ce dimanche 13 octobre.

NFL - Panthers @ Buccaneers - Londres, 2019
Bucs fans

Nous assistons à l’échauffement, ce que l’on ne voit jamais lors d’une retransmission TV, et nous découvrons les divers ateliers : le QB avec ses receveurs, les lignes offensives et défensives qui « se chauffent » en simulant des snaps, les kickers et punters qui prennent leurs repères dans un environnement inhabituel, beaucoup de monde sur la pelouse en même temps, à la fois confus et pourtant terriblement organisé.

Et puis n’oublions pas le contexte NFL ! L’entrée des joueurs, les cheerleaders, les percussionnistes de Tampa, les oriflammes à l’effigie des Bucs, et un clip d’enfer diffusé sur les 4 écrans géants du stade, mettant aux prises, au cœur d’une bataille navale féroce, deux vaisseaux dont celui des Bucs de Tampa, avec un abordage, un combat au sabre, bref, tout ce que l’animation peut produire de plus visuel et sonore en 2019. Succès garanti, efficacité absolue !

Viennent enfin les hymnes, américain puis anglais, chantés à capella, et le survol du stade par des hélicoptères de combat dans le ciel londonien. Il est 14h30 à Londres, la NFL démarre toujours à l’heure.

NFL - Panthers @ Buccaneers - Londres, 2019
Lazing on a sunny sunday afternoon in London

Le match

Parlons du match, car il y a bien eu un match et plutôt un bon match. Je vous avoue qu’entre  les capacités défensives des coéquipiers de Kuechly et l’inconstance des Bucs, je redoutais un vieux score tout moisi genre 9-3. Et ce n’est pas le premier match qui avait opposé les 2 équipes en semaine 2, remporté 20-14 par les Bucs qui laissait préfigurer d’un bon spectacle. Ce jour-là, les Bucs avaient éteint McCaffrey, et s’ils ont bien tenté quelque chose en ce dimanche londonien, c’est de l’annihiler une seconde fois. Enfin … J’ai bien dit « tenté » …

Parce que si le #22 des Panthers ne peut pas courir autant qu’il le souhaite, il exploite cliniquement  chaque opportunité et chaque pouce de terrain laissé libre par la défense des Bucs, et score deux touchdowns, le premier sur une course en 4ème et goal où bien que bloqué, il parvient à étendre les bras et faire passer la ligne au ballon. Et le second sur une passe courte merveilleusement valorisée par un enchaînement de crochets d’une vivacité exceptionnelle. McCaffrey totalement réduit au silence, c’est visiblement impossible tant ce joueur montre de caractère, de détermination et de talent, tant sa polyvalence lui permet d’exister même quand la défense adverse le freine sur chaque course.

Avant les exploits de McCaffrey, le match commence de la pire des façons pour les Bucs, à savoir par une interception sur la toute première passe de la rencontre, passe de Winston à destination d’Evans, devancé par Bradberry qui pose la première pierre d’une performance défensive  individuelle majuscule. La défense des Panthers prend le pas sur l’attaque des Bucs, Winston vit une après-midi cauchemardesque, subissant 7 sacks et commettant 5 interceptions. Les Panthers font la course en tête et jamais les Bucs ne reviendront à hauteur en dépit de quelques bonnes réceptions, d’Evans notamment.

Près de 4 heures se sont écoulées, le spectacle est terminé, la victoire des Panthers méritée. Les héros fatigués viennent saluer les fans. Kuechly porté par les nombreux « Luke … Luke … » descendus des tribunes a encore été le pilier d’une défense solide, où Gerald Mc Coy a pris une petite revanche sur une franchise qui l’a gentiment écarté à l’intersaison, notamment en sackant Winston.

La NFL demande de voter pour le MVP de la rencontre et nous propose McCaffrey, Samuel et Kuechly. Le nôtre sera … Bradberry, 11 tackles, 4 passes déviées et 2 interceptions !

Et nous alors ?

De notre petit siège en tribune, on voit évidemment le match différemment, loin de notre canapé et de l’habituel combo apéro / chips du dimanche soir. Vision globale, ambiance, plein air, tous nos sens sont sollicités différemment, nos sensations exacerbées. Et cela change naturellement toute notre perception du match, des trajectoires des passes et des courses, de l’anticipation des défenses à la vitesse des receveurs, tout est différent, magnifié.

Au final, on est en immersion permanente, sans aucun répit ni aucun ennui, y compris pendant les nombreux arrêts de jeu car il y a une énorme interactivité avec les écrans et les nombreux panneaux d’affichages disponibles entre les divers niveaux du stade, qui permettent non seulement la diffusion de ralentis, mais également beaucoup de statistiques, sans oublier les plans sympas sur le public. Spectacle total et permanent !

Nous ressortons du stade avec le sentiment d’avoir été « ailleurs » pendant 4 heures, dans une bulle visuelle et sonore enivrante d’un plaisir rare : celui d’un match NFL « Live ».

Et une seule envie : revenir !

Les stats du match sur le site ESPN

 

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